





















Ce qu’il faut retenir :
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Ce vendredi 30 janvier 2026, l’Unité de Gestion du Projet (UGP) du chemin de fer conduite par le coordonateur national du projet Aaron Niyungeko a effectué une descente sur terrain ;
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Cette mission visait le lancement des travaux d’exploration géologique des roches destinées au ballast ferroviaire et aux agrégats de béton ;
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Le ballast est constitué de pierres concassées qui tapissent la voie ferrée et assurent la stabilité, l’équilibre du train et la durabilité de l’infrastructure ferroviaire.
Les sites visités sont les collines Bugiga et Nyarubere où l’on observe des formations rocheuses dont le potentiel doit être évalué dans le cadre des grands projets d’infrastructures ferroviaires et de construction au Burundi.
Mandatée pour la mise en œuvre du projet de chemin de fer, l’entreprise CR Consortium mènera une exploration approfondie afin d’évaluer la qualité des roches, leur résistance mécanique, les volumes exploitables, la faisabilité d’une future carrière ainsi que les aspects fonciers liés aux terrains concernés.
Des pierres destinées à assurer la stabilité de la voie ferrée
Selon Jean-Claude Ntiboneje, chargé de la communication et de la mobilisation des ressources au sein du projet, cette mission vise principalement à accompagner CR Consortium dans la prise d’échantillons de pierres qui seront analysés en laboratoire.
« Ces pierres serviront de ballast, c’est-à-dire les cailloux qui tapissent la voie ferrée et assurent la stabilité du train. Si les résultats des tests montrent qu’elles sont suffisamment résistantes, elles pourront être exploitées », a-t-il expliqué.
Il a précisé qu’il s’agit de la deuxième descente sur terrain, la première ayant eu lieu au début du mois de janvier et ayant porté sur l’identification du tracé du chemin de fer ainsi que des sites potentiels d’extraction.
Des travaux techniques encadrés par des normes précises
Sur le plan technique, les travaux comprennent notamment la cartographie géologique des sites, la réalisation de sondages et de tranchées, le prélèvement d’échantillons, des essais de laboratoire conformes aux normes ferroviaires, l’évaluation des réserves exploitables ainsi que l’identification des contraintes environnementales, sociales et géotechniques. À l’issue de cette mission, un rapport technique détaillé sera produit, accompagné d’un Plan de Gestion Environnementale et Sociale (PGES) simplifié.
Les autorités techniques et locales associées au processus
Cette descente sur terrain a réuni des cadres de l’Unité de Gestion du Projet du chemin de fer, de l’Office Burundais des Mines et Carrières (OBM) ainsi que de l’Office Burundais pour la Protection de l’Environnement (OBPE). L’équipe a également été accompagnée par l’administrateur communal de Rutana, Gordien Ntakarutimana, qui a insisté sur l’importance de l’implication des autorités locales.
« Nous accompagnons les responsables du projet pour leur montrer les sites, les mettre en contact avec les populations locales et surtout veiller à ce que les intérêts des habitants, notamment les maisons et les activités agricoles exercées sur les zones concernées, soient pris en compte », a-t-il déclaré.
Des inquiétudes liées aux infrastructures d’accès
Par ailleurs, l’entreprise CR Consortium a exprimé certaines inquiétudes concernant la solidité de quelques ponts, notamment à Murama, dans la zone de Bukemba, qui devront être empruntés par les camions et engins lors des opérations d’extraction. Ce site est toutefois privilégié par l’UGP en raison de sa grande superficie, qui permettrait de fournir des pierres suffisantes pour l’ensemble du projet ferroviaire, voire pour d’autres projets d’infrastructures à l’avenir, ainsi que de son appartenance au domaine de l’État, ce qui limiterait les indemnisations.
À ce sujet, le coordonnateur du projet, Aaron Niyungeko, a précisé que si le site de Murama est définitivement retenu, CR Consortium devra s’y conformer. « L’entreprise devra travailler dans l’intérêt supérieur du peuple burundais. Les infrastructures nécessaires, notamment les ponts, devront être construites par l’entreprise, puisqu’elles sont prévues dans le budget du marché », a-t-il souligné.
Il est enfin à noter que les prélèvements de roches sont effectués en double : un échantillon est destiné à CR Consortium et un autre à l’Office Burundais des Mines et Carrières (OBM), afin de comparer les résultats des analyses et garantir la transparence du processus.




