Burundi : Ndayishimiye investi candidat du CNDD-FDD pour la présidentielle de 2027 - IRIS NEWS

Guillaume Muhozaavril 26, 20264min110
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Le président sortant Évariste Ndayishimiye a été officiellement désigné par son parti comme candidat pour les élections présidentielles de 2027, lors d’un congrès extraordinaire tenu à Gitega ce dimanche.

À retenir : La désignation a eu lieu le 26 avril, date symbolique, le même jour qu’en 2015, lorsque Pierre Nkurunziza avait été investi candidat du CNDD-FDD.

C’est désormais officiel. Le parti au pouvoir au Burundi depuis 2005, le CNDD-FDD, a investi son président du Conseil des Sages, Évariste Ndayishimiye, candidat à sa propre succession lors d’un congrès extraordinaire tenu ce dimanche 26 avril 2026 à Gitega, capitale politique du pays, au Séminaire Saint Jean Paul II de Songa.

Pendant quatre jours, les militants du parti s’étaient réunis dans la capitale pour des activités variées, mêlant prière d’action de grâce et réunions du Comité central, l’organe directeur du parti. La désignation d’Évariste Ndayishimiye est venue clore ce processus.

Un mandat et ses singularités

Évariste Ndayishimiye avait prêté serment en juin 2020, avec plusieurs semaines d’avance sur le calendrier habituel, en raison du décès soudain du président Nkurunziza alors que la prestation de serment était initialement prévue en août.

Le chef de l’État a lui-même, cette semaine, ouvert la porte à une possible anticipation du scrutin, estimant que son mandat devrait logiquement prendre fin à la date anniversaire de son investiture. Cette question semble désormais tranchée par le parti, qui choisit de se projeter vers 2027.

Chez nous au CNDD-FDD, on ne se désigne pas soi-même. C’est le parti qui désigne.

  • Évariste Ndayishimiye, entretien à Yaga Burundi

Une désignation précoce

Avec 68,72 % des voix en 2020, Évariste Ndayishimiye s’était imposé largement, devenant le 9e président du Burundi. Mais l’annonce de sa candidature, plus d’un an avant l’échéance, surprend.

Certains observateurs y voient une stratégie : donner du temps au candidat pour s’installer dans la campagne, tout en coupant court aux spéculations internes.

En toile de fond, les défis restent lourds

Pénurie chronique de carburant, manque de devises, tensions sur les médicaments, inflation persistante sur les produits de base, le prochain scrutin se jouera aussi sur ce terrain économique.

Dans ce contexte, le président sortant a tenu à mettre en avant ses réalisations. Il cite notamment l’obtention de la certification de stade aux normes internationales et la rénovation du palais présidentiel comme preuves tangibles d’un bilan dont il entend se prévaloir. Il estime par ailleurs que le passage à un mandat de sept ans lui a permis de mener à terme des projets qu’un mandat de cinq ans n’aurait pas suffi à concrétiser.

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