De retour des Émirats arabes unis, la Première dame du Burundi a démenti ce samedi 24 octobre des informations diffusées sur les réseaux sociaux, notamment sur les pages de l’organisation FOCODE. Selon ces publications, un peigne aurait été retiré de ses bagages à l’aéroport international Melchior Ndadaye de Bujumbura au moment où elle partait en mission, puis l’incident aurait entraîné une série de changements à la tête de l’aviation civile. Angeline Ndayishimiye parle de « mensonges ».
Il n’y a eu ni fouille ni peigne confisqué. C’est en substance ce qu’Angeline Ndayishimiye a déclaré ce 24 octobre 2026 à Bujumbura, à son retour des Émirats arabes unis, où elle avait participé à une conférence internationale consacrée à la santé.
Depuis plusieurs jours, des publications circulaient sur les réseaux sociaux. Elles rapportaient qu’à la mi-octobre, lors de son passage à l’aéroport international Melchior Ndadaye avant un déplacement à Dakar, un peigne aurait été retiré de ses effets personnels au contrôle de sûreté. Toujours selon ces publications, l’épisode aurait ensuite entraîné des changements parmi les responsables du secteur aérien. Ces publications affirment ainsi que le 14 octobre 2026, le lieutenant-colonel Gervais Harerimana a été démis de ses fonctions de directeur général de l’Autorité de l’aviation civile du Burundi (AACB) et remplacé par le capitaine Steve Muvukanyi. L’organisation relie ce limogeage à cet incident dont la Première dame affirme qu’il n’a jamais eu lieu.
La Première dame assure que son sac à main n’a fait l’objet d’aucune fouille ayant conduit à la saisie d’un peigne, et qualifie ces informations de mensongères. Selon elle, certaines personnes diffusent sciemment de fausses nouvelles pour gagner en audience et en tirer des revenus. « Nous approchons de la période électorale. Ils cherchent une histoire sur laquelle bâtir leurs mensonges, parce qu’ils savent que dès qu’ils parlent de moi, tout le monde accourt pour voir ce que raconte untel ou untel. Ils y gagnent de nombreux abonnés, et quelques sous pour joindre les deux bouts », a-t-elle déclaré en kirundi.
Elle a appelé la population à garder du recul face aux contenus qui circulent sur les plateformes numériques, en particulier sur les réseaux sociaux. Elle a aussi mis en garde contre la multiplication des rumeurs à l’approche des élections, qui peuvent selon elle servir à détourner l’attention des citoyens.
Ce démenti est intervenu alors qu’elle présentait le bilan de sa mission à l’étranger. La conférence avait réuni des ministres, des experts, des chercheurs et des investisseurs du secteur de la santé venus de plusieurs régions du monde. Une large part des échanges a porté sur l’intelligence artificielle appliquée à la médecine. Ces outils pourraient détecter un risque de maladie avant l’apparition des premiers symptômes, améliorer le suivi des patients pendant leur traitement et ainsi contribuer à allonger l’espérance de vie.
Angeline Ndayishimiye a toutefois appelé à la prudence. Selon elle, ces technologies ne sont pas infaillibles : si les données qu’on leur fournit sont inexactes, leurs résultats le seront aussi. Elle retient surtout de cette rencontre l’importance de suivre l’état de santé des personnes et de repérer les signes avant-coureurs des maladies, pour une prise en charge plus précoce.
Photo : La Première dame Angeline Ndayishimiye, le 24 octobre 2026, à son retour des Émirats arabes unis. © RTNB

