
Des représentants de l’administration publique, du secteur privé, d’organisations de la société civile ainsi que des partenaires techniques participent à cet atelier consacré à la gestion des marchés publics, un domaine central pour l’utilisation et le contrôle des ressources financières de l’État.
Ce jeudi 5 mars 2026, le Gouvernement du Burundi a lancé officiellement lE processus d’évaluation de son système national de passation des marchés publics. L’initiative est portée par l’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP) et bénéficie d’un financement du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).
Pour cette évaluation, les autorités ont choisi la méthodologie internationale MAPS (Methodology for Assessing Procurement Systems), reconnue comme l’un des outils les plus complets pour analyser la qualité et l’efficacité des systèmes de commande publique.
Face à près d’une centaine de participants réunis pour l’occasion, les organisateurs expliquent que cette démarche s’inscrit dans une volonté plus large du gouvernement : améliorer la gouvernance économique et renforcer l’efficacité de la dépense publique.
« Dans un pays où les marchés publics représentent une part importante du budget de l’État, leur gestion transparente et efficace constitue un enjeu majeur pour le développement », explique Jean Claude Nduwimana, directeur général de l’Autorité de Régulation des Marchés Publics.
Au fil des présentations, les participants découvrent les principes de la méthodologie MAPS II. Celle-ci repose sur quatre piliers principaux : le cadre juridique et réglementaire, les institutions et les capacités des acteurs, les pratiques opérationnelles de passation des marchés ainsi que les mécanismes de responsabilité, de transparence et de contrôle.
« L’objectif n’est pas seulement de dresser un diagnostic, mais surtout de disposer d’une feuille de route claire pour les réformes à venir », ajoute le directeur général de l’ARMP. L’évaluation devra ainsi mettre en lumière les forces du système actuel, mais aussi les lacunes à corriger.
L’atelier marque également l’officialisation de la structure de gouvernance du processus d’évaluation. Celle-ci comprend un comité de pilotage chargé d’orienter les travaux, une équipe technique ainsi que des évaluateurs responsables de la collecte et de l’analyse des données. Un chronogramme détaillé des activités est également présenté, tout comme les modalités de collecte d’informations auprès des différentes institutions concernées.
Dans la salle, les participants suivent avec attention. Parmi eux figurent des représentants d’autorités contractantes du secteur public, des membres de la Chambre Fédérale de Commerce et d’Industrie du Burundi, des associations professionnelles, mais aussi des organisations de la société civile engagées dans la promotion de la transparence et la lutte contre la corruption.
Les partenaires techniques et financiers sont également présents, notamment le Programme des Nations Unies pour le Développement, la Banque mondiale, la Banque africaine de développement et l’Union européenne. Leur participation témoigne de l’importance accordée à ce processus d’évaluation et aux réformes qui pourraient en découler.
Au-delà des aspects techniques, les discussions rappellent un principe simple : améliorer les marchés publics, c’est aussi améliorer la gestion des ressources publiques. Car derrière chaque appel d’offres et chaque contrat attribué se trouvent des routes à construire, des infrastructures à financer ou encore des services publics à renforcer.
À l’issue de cet atelier de lancement, les attentes sont claires. Le projet MAPS entre désormais dans sa phase opérationnelle, avec l’espoir qu’il permettra de bâtir un système de commande publique plus transparent, plus efficace et mieux adapté aux exigences de bonne gouvernance.
