Incendie près de Chez Siyoni : 35 commerçants sinistrés, 1,5 milliard de FBu partis en fumée - IRIS NEWS

La Rédactionjanvier 26, 20267min580
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Ce qu’il faut savoir :

  • Un incendie a touché une zone commerciale proche du marché de Chez Siyoni, mais le marché lui-même n’a pas été affecté.
  • 35 commerçants ont perdu l’intégralité de leurs marchandises, principalement du bois, des planches et des matériaux de construction.
  • Les pertes sont estimées à 1,5 milliard de francs burundais, et aucun des commerçants n’était couvert par une assurance.

Dans la nuit de dimanche à lundi 26 janvier 2026, un violent incendie a détruit une aire commerciale située sur le flanc ouest, à moins d’une dizaine de mètres du marché très fréquenté de Chez Siyoni, dans le quartier Industriel de Bujumbura.

Les premières informations circulant sur les réseaux sociaux ont semé la panique parmi les Bujumburois et les commerçants, certains pensant que c’était le marché principal « Kwa Siyoni » qui était la proie des flammes. Iris News s’est rapidement rendu sur place où il a trouvé que le sinistre concernait un espace voisin, abritant principalement des vendeurs de planches, de bois de chauffage et d’autres matériaux de construction, utilisés dans le bâtiment et le bricolage domestique.

L’incendie s’est déclaré aux alentours de vingt heures du soir. Les flammes, alimentées par les matériaux combustibles présents sur place, ont rapidement embrasé l’ensemble de la zone. Les pompiers, arrivés peu après, ont dû déployer des efforts considérables pour maîtriser le sinistre. Le feu n’a été totalement éteint qu’aux environs de 10 heures du matin. Pendant ce temps, des équipes de sécurité, dont la police et des forces locales, ont été mobilisées pour sécuriser la zone, éviter les pillages et limiter les risques de propagation aux commerces voisins.

Au total, trente-cinq commerçants ont tout perdu dans l’incendie. Les pertes sont estimées à environ 1,5 milliard de francs burundais, selon Révérien Rwabira, président de l’association Twitezimbere Twese, qui regroupe les commerçants affectés. Aucun d’entre eux n’était couvert par une assurance, ce qui aggrave la situation déjà précaire. « Nous étions en train de nous organiser pour souscrire à une assurance, mais ce n’était pas encore fait », explique Rwabira. « Nous avons tout perdu. C’est toute notre vie qui est touchée », poursuit-il, appelant les autorités à intervenir rapidement. « Nos familles vivaient de ce commerce. Certains avaient contracté des crédits et ne savent plus comment les rembourser. »

Sur place, de nombreux commerçants sinistrés, ainsi que des habitants et des responsables locaux, dont le chef de zone de Ngagara, ont été observés. Les journalistes d’Iris News ont constaté un spectacle de désolation : des piles de bois calciné, des tables de vente réduites en cendres et une odeur persistante de fumée. Heureusement, aucune perte en vies humaines n’a été signalée et aucun blessé n’a été recensé jusqu’à présent.

Quant à l’origine du sinistre, elle reste incertaine. Des informations recueillies sur place font état de foyers de combustion localisés, notamment au niveau d’un petit hangar et de quelques tables de vente. Les enquêteurs sont encore sur le terrain pour déterminer les causes exactes et vérifier s’il s’agit d’un accident ou d’un départ de feu d’origine humaine. Les autorités compétentes sont attendues pour publier un bilan officiel et annoncer les mesures d’aide et de soutien aux commerçants sinistrés.

L’incendie de cette nuit souligne encore une fois la vulnérabilité des zones commerciales informelles, où l’absence de couverture d’assurance et les structures souvent précaires exposent les commerçants à des pertes totales en cas de sinistre. Les habitants et commerçants de Bujumbura observent avec inquiétude l’évolution de la situation, tandis que la solidarité locale commence déjà à se manifester par des collectes et des aides ponctuelles.

Révérien Rwabira, président de l’association Twitezimbere Twese

 

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