L’EAC décide d’annuler 50 % de la dette de certains États membres - IRIS NEWS

La Rédactionmars 8, 20263min100
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Les chefs d’État et de gouvernement de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) ont décidé d’annuler 50 % de la dette des pays membres accusant des arriérés de contributions au budget de l’organisation.

Sur les huit États qui composent ce bloc régional, seuls quatre ont versé l’intégralité de leurs contributions pour l’exercice budgétaire 2025-2026.

4 pays restent toutefois redevables. La République démocratique du Congo doit environ 27 millions de dollars. Le Burundi affiche une dette de 22,7 millions de dollars, dont 1,5 million vient d’être payé. Le Soudan du Sud doit 21,8 millions, tandis que la Somalie accuse un arriéré de 10,5 millions de dollars.

Le secretariat general de l’EAC précise toutefois que cette remise de dette ne deviendra effective que si les pays concernés s’acquittent des 50 % restants dans un délai maximal de deux ans.

Un nouveau système de contributions adopté

Au cours du même sommet, les chefs d’État ont également décidé de revoir le mécanisme de financement de l’organisation. Jusqu’ici, les États membres versaient des contributions d’un montant identique.

Désormais, celles-ci seront calculées en fonction de la capacité économique de chaque pays. Les dirigeants se sont accordés pour que 50 % du budget de l’organisation continuent d’être financés à parts égales par tous les États membres, tandis que les 50 % restants seront déterminés en fonction du produit intérieur brut (PIB) de chaque pays.

Ces décisions ont été prises lors du sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’EAC tenu le 7 mars 2026 à Arusha, en Tanzanie.

Depuis plusieurs années, certains États plaidaient pour une réforme du système de contributions, estimant qu’un montant identique pour tous ne reflétait pas les réalités économiques des pays membres. Certains observateurs soulignent par exemple que demander au Burundi de verser la même contribution que le Kenya ou la Tanzanie posait question.

Mais au sein de l’Assemblée législative de l’Afrique de l’Est (EALA), certaines voix mettent en garde : un système de contributions différenciées pourrait, à terme, réduire l’influence des pays aux économies plus modestes face aux États les plus puissants de la région.

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