Aïd el-Fitr au Burundi : ferveur spirituelle et solidarité - IRIS NEWS

Jackson Karoreromars 20, 202610min20
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Ce 20 mars 2026, la communauté musulmane du Burundi s’est unie à celle du monde entier pour célébrer l’Aïd el-Fitr, marquant la fin du mois sacré du Ramadan après 30 jours de jeûne. À Bujumbura, des milliers de fidèles se sont rassemblés dans une atmosphère empreinte de recueillement, de joie et de fraternité, donnant à cette journée une dimension à la fois spirituelle et sociale.

Dès les premières heures de la matinée, des milliers de musulmans ont convergé vers l’esplanade de la place de l’Indépendance, au cœur de Bujumbura, pour accomplir la prière de l’Aïd. Dans une ambiance à la fois solennelle et festive, hommes, femmes et enfants, vêtus de leurs plus beaux habits, ont partagé ce moment de communion spirituelle.

La prière a été dirigée par le Sheikh Ally Khamis, président du Conseil supérieur des Sheikhs au Burundi. Dans son sermon, il a rappelé que le Ramadan constitue bien plus qu’une simple période de jeûne : il s’agit d’un temps d’apprentissage de la patience, de renforcement de la foi, de lecture du Coran et des bonnes actions.

Cette dimension spirituelle s’inscrit dans un calendrier propre à l’islam : le Ramadan se déroule en effet au neuvième mois du calendrier musulman. Cette année, les fidèles célèbrent l’entrée dans le mois de Shawwal de l’an 1447 selon le calendrier hégirien, fondé sur les cycles lunaires. Dans le calendrier grégorien, cette fête correspond au 20 mars 2026.

Ramadan : une école de solidarité et de transformation sociale

Au-delà de la prière, les messages prononcés par les autorités religieuses ont insisté sur la portée sociale du Ramadan. Le Mufti du Burundi, Salumu Nayabagabo, président de la communauté islamique du Burundi (COMIBU), a exhorté les fidèles à préserver les valeurs acquises durant ce mois sacré.

« Le comportement qui vous a caractérisés pendant le Ramadan doit se poursuivre dans les jours à venir. Maintenez l’amour, la solidarité et l’entraide », a-t-il déclaré.

Les chiffres présentés témoignent de l’ampleur des actions sociales menées durant cette période. À travers le pays, 2 830 familles issues de différentes régions ont bénéficié de repas partagés avec la communauté musulmane. La répartition géographique illustre un engagement national : 1 090 familles dans la province de Bujumbura, 570 familles dans la province Buhumuza, 520 familles à Butanyerera, 400 familles de la province Gitega et 250 familles dans la province Burunga.

Ces initiatives traduisent une vision inclusive de la foi, où la pratique religieuse se double d’un engagement concret en faveur des plus vulnérables.

Le vice-président au rendez-vous de l’Aïd

La célébration de l’Aïd a également été marquée par la présence du vice-président de la République, Prosper Bazombanza, qui a représenté le chef de l’État. Dans son allocution, il a salué les actions menées par la communauté musulmane, notamment en faveur des personnes vulnérables, soulignant que ces initiatives reflètent des valeurs universelles de solidarité et de cohésion sociale.

P.S. : La Communauté musulmane du Burundi (COMIBU) poursuit des projets structurants. La construction d’un bâtiment moderne destiné à accueillir son siège social progresse et a déjà atteint environ 40 % d’exécution. Financé par les contributions des fidèles, cet édifice représente un investissement de plus de 4,6 milliards de francs burundais, signe d’une organisation communautaire dynamique et tournée vers l’avenir.

 

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